Festival international du
court métrage au saguenay

 

Six semaines avant le dévoilement complet de la programmation, c’est long ! Pour patienter, on vous dévoile les deux pays à qui seront mis à l’honneur lors de notre 30e édition : la Suisse et l’Argentine. Deux cinématographies aux identités bien marquées, qui brilleront à travers deux programmations fort inspirantes.

Carte Blanche au Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente (BAFICI)

 

Le vendredi 20 mars au Théâtre C, les programmateurs du BAFICI seront des nôtres pour y présenter une sélection des meilleurs courts métrages argentins de l’heure. Ludique et énergique, ce programme dresse un portrait saisissant de la vitalité et de la fraîcheur du cinéma argentin.

À partir d’éléments minimalistes agencés dans un jeu d’alchimie, Té de burbujas (2024) déploie une comédie en apesanteur, légère et suspendue. La pasión (2024) transforme la cinéphilie en force motrice, affirmant qu’un cinéma qui se nourrit de sa propre histoire ne peut jamais mourir. Avec Parado mirando (2025), le cinéma contemporain se façonne dans l’errance : des jeunes en mode party traversent une ville qui semble les ignorer. Puis, tel un conte où l’enchantement du quotidien bascule vers l’imprévisible, El día interrumpido (2025) nous plonge dans la journée d’une mère dont les enfants souhaitent visiter un cimetière. Deux jeunes filles s'abandonnent à l’art du “coûte que coûte” dans No quiero ver el sol, quiero ver el sol (2025), s'appuyant sur une hypothèse aussi absurde que vertigineuse : et si nous ne dormions plus jamais ? Enfin, El banner (2025) puise son énergie dans une névrose urbaine, alors que la livraison d’une bannière déclenche une comédie effrénée dont personne ne sort indemne. 

Ensemble, ces films témoignent de la richesse du cinéma argentin qui, loin de s’essouffler, s'épanouit avec une vigueur renouvelée, grâce au talent de ses cinéastes et au soutien, depuis 1999, du Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente.

 

Dialogues avec Zoel Aeschbacher & Rolf Hellat

 

Grâce au soutien et à la précieuse collaboration de Swiss Films, vous pourrez assister à la rencontre de deux cinéastes suisses en pleine ascension ! Ils ont séduit les publics de nombreux festivals, et bien qu’ils n’aient jamais échangé un mot, leurs œuvres dialoguent déjà : même lucidité, même sensibilité, même désir de bousculer le réel. 

Fascinés par les dynamiques de groupe, leurs films oscillent entre réalisme brut et poésie du quotidien, dessinant des portraits vibrants de la fragilité humaine. Dans Fairplay, le jeu et la compétition deviennent les reflets d’une société où chacun cherche à préserver son honneur, quel qu’en soit le prix. On aborde les rapports de force et les tensions latentes du vivre-ensemble dans Dirt Devil 550 XS, alors qu’une discussion entre colocataires tourne au vinaigre lorsqu’il est question d’acheter un nouvel aspirateur. Il y est question de résilience, de survie et de discrimination dans Bonobo, où les habitants d’un même immeuble se retrouvent coincés dans un ascenseur en panne, alors que Déjà Nu prolonge cette réflexion de manière plus expérimentale, en mettant en scène des artistes dans leur environnement, entre nature et civilisation. 

C’est donc le samedi 21 mars, au Studio Desjardins du CEM, qu’aura lieu cette projection-discussion complice et inspirée. En plus de présenter leurs quatre fabuleux films, nos deux invités discuteront ensemble des enjeux artistiques, sociaux et cinématographiques qui les animent.

On vous dévoile tout le reste de notre programmation le mercredi 25 février prochain !