Festival international du
court métrage au saguenay

Synopsis

Clip/court-métrage expérimental rendant hommage à une œuvre de Sioui One, cet artiste émergent et médiateur sonore wendat. Cette œuvre refuse les politiques colonialistes de la représentation autochtone tout en adoptant la relationnalité comme fondement.

Production :
Wapikoni Mobile
Distribution :
Wapikoni Mobile
Contact :
Caméra :
Danyk Grenier et Pierre-Olivier Hervieux-Picard
Musique :
Sioui One
Réalisation :
Sioui One
Montage :
Danyk Grenier
Assistance à la réalisation :
Pierre-Olivier Hervieux-Picard

En compétition pour :


Prix Alanis Obomsawin

Réalisation
  • Sioui One

    Sioui One (1) est Wendat de Wendake, autrefois nommé le Village-Huron. Faut juste pas lui rappeler qu’en réalité, il vit tout juste à l’extérieur de la réserve. C’est plus ou moins pertinent dans la mesure où il constitue une sorte d’entité changeante au gré de ses humeurs et dérives artistiques. Aucun expert autochtone, pas même l’agent indien qu’on soupçonne toujours caché dans un grenier du Vieux-Wendake, pas même des experts indiens (tm) de la trempe de Serge Bouchard, personne, ni même l’artiste, ne peut comprendre de quoi ou de qui il s’agit pleinement.

    D’aucuns disent, sans confirmation empirique aucune, qu’il œuvre en gouvernance culturelle, qu’il ne contribue en rien à l’univers de la dite recherche scientifique autochtone avec un « R » majuscule, qu’il aurait passé par diverses écoles d’art, qu’il aurait ou n’aurait pas complété d’études supérieures en études indiennes, qu’il n’aurait pas ou aurait composé avec des archéologues et autres spécialistes disciplinairement proclamés lui racontant sa propre histoire sur des lieux archéologiques d’exception (ou parfois des terres ancestrales contaminées), et plusieurs affirment qu’il est friand de cascades énumératives frivoles et incessantes.

    Il rêve d’un temps où son collègue de travail acceptera de faire partie d’un boys band wendat qui portera le nom de Sioui Five (5).